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Chronique littéraire

Franchir la ligne (Tome 2, Auckland Med)

Jay Hogan – 11 Novembre 2021 – Juno Publishing

Être soi-même

THÈMES ABORDÉS : Romance MM – Sport – Handicap – Famille – Travail – Célébrité – Acceptation de soi – Homophobie.

RÉSUMÉ : Et si vous aviez travaillé toute votre vie pour réaliser un rêve, celui de jouer au rugby dans l’équipe sportive la plus titrée de la planète, les All Blacks de Nouvelle-Zélande ?

Et si ce rêve était si proche que vous pouviez le sentir ?

Et si vous rencontriez quelqu’un ?

Et si vous tombiez amoureux ?

Et si votre rêve vous coûtait l’homme qui a volé votre cœur ?

Et que se passerait-il si le rêve changeait ?

LES + : Plume – Histoire – Reuben – Univers
LES – : Rythme

MON AVIS : 4/5

Je remercie Maïwenn et Juno Publishing pour l’envoi de ce Service Presse. 

Vu le délai entre les deux tomes, j’avais peur d’être perdue, mais avec seulement le prologue, j’ai retrouvé qui était le héros. Cette saga peut être lue indépendamment car même si nous croisons le précédent couple, aucune informations ne filtre. 

Reuben a un objectif : intégrer les All Black et aider son frère à s’occuper de son neveu. Reuben a un rêve : pouvoir être avec Cam. Ce dernier est un homme fier, qui s’assume et s’affirme. Rien ne le fera retourner dans le placard. Même si ce beau blond fait battre son coeur. 

Cam est moins déluré qu’on aurait pu le croire avec le précédent opus. C’est un homme qui s’est battu toute sa vie pour sa sexualité. À l’école, au travail et avec les hommes. Mais c’est aussi un homme fidèle, attentionné, disponible. L’ami que tout le monde voudrait avoir et il est tellement solaire que notre regard ne peut qu’être sur lui. 

Un héros touchant par son histoire passée, son dévouement, son amitié, mais aussi ses sentiments. J’ai moins aimé son insistance à vouloir un coming-out. Il a quelques aspects assez égoïstes. Mais dans l’ensemble, je me suis quand même attaché à lui. 

Reuben est jeune et j’appuie sur ce point pour ne pas oublier. Il est dominé par la peur, par l’envie et le besoin d’aider. Il fait des erreurs, mais il essaye. Sa vie familiale est chaotique, mais c’est un joueur performant qui donnera tout pour obtenir ce qu’il veut. Et il nous prouve que son objectif était tracé et qu’il respectera ses promesses. Un héros que j’ai beaucoup aimé. Je dirais même mon préféré. Il est vrai, cohérent et son dévouement nous tient à coeur. 

Une romance qui se construit au fur et à mesure. Un début fracassant, un coeur brisé, une honte. Le développement d’une amitié entre deux garçons. Mais surtout un désir et une attirance qui dépasseront la raison. Cependant, le placard est présent. Comme expliqué, je pensais que ce serait l’aspect sportif qui serait une limite, et non. Nous sommes plutôt dans l’homophobie familiale.

Une famille détestable. Un père exigeant, homophobe, méchant. Un personnage si réaliste que cela fait mal. Un frère en difficulté, l’addiction, la peur, la nécessité d’aide pour s’occuper d’un petit garçon pas comme les autres. Un frère égoïste si vous voulez mon avis. Un neveu peu présent et pourtant si important. Un enfant qui n’a rien demandé et qui a besoin d’attention. Un beau sujet. 

Ce tome est une histoire de famille. La volonté d’un homme à réalisé ses rêves, à aider sa famille et à obtenir ce qu’il a toujours voulu : Cam. C’est un combat pour accepter de se cacher, pour s’aimer dans l’ombre jusqu’à la lumière. 

Une bonne lecture, mais j’ai toujours le même problème : le rythme. C’est des chapitres longs, mais surtout assez lent. L’addiction ne se développe pas et c’est des fois difficile d’enchaîner. Donc une saga que je continuerais, mais pas au point de sauter dessus. 

Je me demande ce que nous réserve l’auteur prochainement, mais en attendant, je vous recommande cette saga pour les amoureux de romance. 

MOMENT FORT :

La plage tous les trois. 

EXTRAIT :

« Oh mon dieu. Des excuses presque parfaites. J’avais envie de le détester. Cela aurait été tellement plus facile. Je voulais le garder dans ma boîte à abrutis. »


« Si je lui avais dit que le baiser qu’on avait partagé sur le parking cette nuit-là était la meilleure chose qui me soit jamais arrivée, j’aurais dépassé le stade du type effrayant et je serais directement passé à celui de l’irrémédiablement pathétique. »

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