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Chronique littéraire

Le Meurtre d’Irrumberry (Tome 1, Allan Nogaret de Quercy)

Nathalie Marie – 10 Mai 2021 – Mix Editions

Secrets de famille.

THÈMES ABORDÉS : Enquête – Romance MM – Suspense – Secrets – Famille – Amitié.

RÉSUMÉ : La demeure Irrumberry n’est pas un endroit où il est agréable de vivre. Découvrir Balistaire Irrumberry assassiné dans sa chambre, allongé dans son lit, un couteau planté en plein cœur, aurait tendance à le démontrer.

Allan Nogaret de Quercy, ami de Louisa, la fille de la victime, ne peut tolérer les soupçons qui pèsent sur elle et, par ricochet, sur lui. Qu’Irrumberry soit mort, la belle affaire ! En revanche, accepter les suspicions, c’est une autre histoire.

De plus, la curiosité d’Allan est éveillée, une qualité – ou un défaut – innée, et il adore assembler des puzzles, pièce par pièce.

Avec ou sans l’aide des policiers, dont ce sergent Marceau Aulnay qui le perturbe plus qu’il ne le voudrait, Allan a bien l’intention de résoudre cette énigme.

De découvertes en révélations, ce n’est pas seulement un meurtre qu’il s’apprête à résoudre lorsque sa vie personnelle se mêle au mystère.

À bien y regarder, il n’est pas sûr qu’Allan Nogaret de Quercy, ce fils de la haute bourgeoisie issu de l’aristocratie, horloger et boutiquier devenu détective en herbe, s’en sorte indemne.

LES + : Plumes – Tensions.

LES – : Le rythme un peu lent.

MON AVIS : 4/5

Je remercie Mix Editions pour l’envoi de ce Service Presse !

J’aime Nathalie Marie car c’est une auteure qui arrive à naviguer à travers divers univers et elle s’en sort toujours admirablement. Ici, ne fait pas exception.

Allan Edmond Nogaret de Quercy décide d’enquêter sur la mort du père de sa fiancée. Mais entre secrets de famille et un policier troublant, il ne sera pas au bout de ses surprises.

Un début difficile en toute honnêteté. Cela est dû au rythme. La romance est là, en fond, nous tient en haleine, à nous poser des questions sur des potentielles actions. L’enquête avance petit à petit, les indices ne sont pas nombreux. Donc ça ne peut pas engorger des rebondissements multiples. Il m’a donc fallu un temps d’adaptation. Une fois cela fait, j’ai passé un très bon moment et j’ai fermé ce roman avec un sourire aux lèvres !

Allan est le personnage central et le seul dont nous avons le point de vue. Un homme extrêmement bon. Il fait partie de la bourgeoisie, mais veut un monde meilleur pour les quartiers pauvres. Vu l’époque, c’est un héros qui fait du bien ! J’ai aimé le découvrir.

Son entourage nous est présenté avec sa famille : son père est dans la même lignée. Réfléchis, déterminé, gentil. Sa mère sera une belle surprise. Il ne faut pas se fier aux apparences. Puis ses amis comme Louisa : son employé, sa fiancée ? Qui est-elle vraiment pour lui ? Et bien sûr ce policier ! Marceau aussi beau qu’intouchable.

Une époque où l’homosexualité n’est pas un crime, mais pas non plus très bien vue. Ce sujet est très bien mené. Ça coule de source et c’est logique ! Ça explique que la romance en soit qu’à ses prémices.

L’enquête est vraiment le premier sujet de ce roman. C’est intéressant, même si j’ai trouvé la finalité assez rapide. Mais c’est un premier tome assez court donc c’est logique.

Une charmante surprise que je recommande. J’ai aimé retrouver l’auteure dans ce contexte policier qui lui va si bien et je continuerais cette saga !

MOMENT FORT :

La dernière page qui m’a donné un énorme sourire !

EXTRAIT :

« — J’ai une proposition à vous faire.

Il me fixa, puis secoua la tête comme pour déloger une sensation embarrassante. Moi-même, je grinçais des dents. Heureusement, ces quelques secondes furent vite remplacées par un humour froid.

— Je suis tout ouïe.

Et moqueur. Et condescendant. Et agaçant. Ces aspects de la personnalité d’Aulnay ne me manquaient pas. Je ne me laissai pas déstabiliser pour autant. »


« — Vous ne cessez de me surprendre, Allan Edmond Nogaret de Quercy.

Pour la première fois, mon nom complet, dans sa bouche, ne contenait aucune moquerie. Avec mes deux prénoms accolés, il suggérait bien autre chose ; une intimité à me faire frissonner. »


« Au fil du temps, j’avais appris à m’accepter. J’avais ouvert les yeux sur le monde qui m’entourait et découvert qu’il était peuplé de différences. Je ne me sentais plus comme une personne anormale. Je faisais juste partie de ceux qui ne pourraient jamais vivre leur vie en toute liberté, aux yeux de tous, tel que j’étais. Je l’avais, en apparence, accepté, mais rêver ne se contrôlait pas, alors, parfois, je rêvais. »

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