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Chronique littéraire

Terpsichore – Les jours de peine

Juliette Marrati – 07 Janvier 2021 – Mix Éditions

Le sort de la vie

THÈMES ABORDÉS : Romance MM – Passé difficile – Artiste – Famille – Amitié.

RÉSUMÉ : Velvet est un garçon ordinaire avec un problème peu commun : il ne va jamais au bout des choses. La plupart du temps, il s’en accommode en se persuadant qu’il n’y peut rien. Parfois, il se souvient que c’est son manque de volonté qui crée cette fatalité et que ce n’est pas à sa petite sœur de quinze ans de gérer sa vie parce qu’il en est incapable. Souvent, il aimerait changer, être un exemple à suivre, ne serait-ce que pour avoir l’impression de réussir quelque chose. Mais c’est toujours plus simple de remettre ça au lendemain.

Résultat : voilà trois ans qu’il n’a pas couché avec un homme. Et ce n’est pas tant l’importance de la chose qui le pousse à sortir de chez lui que le ridicule de cette situation qui se répète jour après jour.

Le risque d’échouer est grand, il le sait : il va agir comme d’habitude, se défiler et louper sa chance. Pourquoi ce soir-là serait-il différent des autres ?

Peut-être parce que le bar où il se rend abrite un mystérieux personnage aux doigts tachés d’encre. Joy est poète et se prostitue, et ce n’est pas ce dernier point qui pousse Velvet à se dire qu’il ira au bout avec lui. Non, c’est plutôt l’incroyable regard vairon qui le bouleverse au point d’en avoir envie.

Alors il va les faire, ces quelques pas qui mèneront au bonheur. Il va y arriver… et espérer ne pas tomber.

LES + : La plume de l’auteure – Les émotions.
LES – : L’auteure veut notre mort avec cette fin !

MON AVIS : 5/5

Je remercie la Maison d’édition pour l’envoi de ce Service Presse.

Soyons franc, j’ai débuté ma lecture sans avoir lu le résumé. Pourquoi avoir choisi ce roman alors ? Pour la couverture et le nom de l’auteure, mais aussi pour un message que nous a laissé un des éditrices. Je savais que j’aimerais ce roman et préparez-vous, ma chronique va être longue. J’ai besoin de me lâcher !

Autre point, c’est mon premier roman de Juliette. Je vous entends déjà ! Mais tu as dit que tu as pris ce livre pour son nom. J’ai eu tellement d’écho sur sa plume magnifique, que je n’avais pas le choix. Je ne voulais pas passer à côté.

Quand vous vous levez le matin, la limite entre le rêve et la réalité est fine. Quand en plus la réalité est un rêve éveillé, chaque jour débute comme tel. Mais quand un matin bouleverse tout, que reste t’il ? C’est ce que va vivre Velvet.

Velvet, ce garçon qu’on ne remarque pas. Ce garçon qui ne finit jamais rien. Un flemmard ? Un peureux ? Ce garçon qui va croiser un regard vairon et qui va oser. Ce garçon qui va se réveiller chaque matin pour ces beaux yeux. Ce garçon qui va comprendre qu’on doit avancer dans la vie, qu’on se doit d’être fort même quand on a peur. Ce garçon qui va prendre conscience du sens de la vie, à la dure.

Joy est celui qui lui ouvrira les yeux. Un poète, un SDF, un prostitué. Mais surtout un jeune homme qui a des certitudes qui bouleverseront ce regard de velours. Un jeune homme qui pense avoir un destin, un non-avenir. Mais ne dit-on pas qu’il ne faut jamais dire jamais. Quand arrive le moment qu’il a toujours attendu, un événement lui fera prendre conscience qu’il est peut-être trop tard.

Je suis brisé par ce roman. Par ce Velvet si innocent et naïf. On a tous des peurs, plus ou moins grandes. Lui, ses craintes lui dictent sa vie. Lui empêche de finir quelque chose. Lui empêche de rêver. Et quand le mot bonheur commence à s’infiltrer dans son esprit, on lui enlève. Je suis énervé pour lui. Les mots qu’il utilise pour parler de lui m’ont totalement retourné. J’écris cette chronique avec des larmes de tristesse et de rage pour ce garçon si perdu.

Je suis touchée par l’événement mis en avant à la fin de ce roman. Je n’entrerais pas dans les détails pour ne pas spoiler, mais une fois votre lecture finie, pour ceux qui connaisse ma vie, vous comprendrez. Lire ces passages, relater certains moments. C’est difficile de le lire et pourtant, Juliette le fait avec justesse, mais surtout bienveillance. Ce n’est pas posé là pour combler, ce n’est pas larmoyant. C’est juste la vie qu’on nous décrit.

J’ai aimé découvrir Velvet à travers les mots de Juliette. En ayant accès à un chapitre sous le pdv de Joy, on voit qu’elle maîtrise la personnalité de ses personnages à la perfection. Leurs façons de parler, les mots utilisés. C’est juste et j’ai totalement été charmé par sa plume. C’est brut, vrai : c’est drôle quelques fois, puis douloureux et enfin beau.

J’écris cette chronique quelques minutes après avoir terminé mon roman. Après avoir fixé sans but mon mur, j’avais besoin de poser les mots. Je n’ai pas le sens caché derrière cette histoire. À ce moment-là, je n’ai pas le message que l’auteure a peut-être voulu nous transmettre. Peut-être qu’avant de publier cette chronique, je l’aurais. Et peut-être qu’il n’y en a tout simplement pas. C’est un roman que je recommande pour sa réalité. Sa réalité dans les événements, la réalité dans les thèmes qui caractérise nos héros.

Je recommande ce roman pour les héros. Qui en quelques pages s’infiltrent dans votre cœur. Vous inonde d’amour, de rancoeur et de pardon. Je recommande ce roman pour la plume de Juliette qui m’a scotché. Ne passez pas à côté de cette pépite. Asseyez-vous et dégustez. Pleurez avec moi et attendez la suite. C’est ce qui a de mieux à faire.

MOMENT FORT :

Quand Velvet part à la recherche de Joy.

EXTRAIT :

« Ses lèvres butinent les miennes presque avec candeur, mais cela reste sans aucun doute le baiser le plus romantique qu’on m’ait jamais donné. Salut, Marc, de terminale trois, ton baiser, c’est de la gnognote à côté de celui-ci. »

« – Oh tu sais, je ne crois pas à tout ça, moi. Moi, je pense qu’on tombe amoureux d’une personne avant de tomber amoureux de son sexe. Peut-être que tu l’as quand même fit craquer, et il sera amoureux de toi, de ta personnalité, de ce qui te fait, et ça sera encore plus beau. »

« Parfois, je me répète à quel point je suis une merde. Je ferme les yeux, et je me dis « Velvet, tu es une merde. tu es naïf, débile, idiot, nul, irrécupérable. Tu ne seras jamais bon à rien. Une merde. » et ça me fait du bien. »

EN RÉSUMÉ : Je vous recommande fortement de lire ce roman.

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