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Chronique littéraire

À une exception près

Marina Scremin – 26 Juin 2020 – Texte Gais

Accepter d’ouvrir les yeux

THÈMES ABORDÉS :  Romance MM – Young Adult – Acceptation de soi – Secret – Sport – Amitié – Famille.

RÉSUMÉ : À Malo-Les-Bains, dans les environs de Dunkerque, Maxence Galbert, 17 ans, mène une existence solitaire, entre ses cours au lycée et ses entraînements de football. Lors d’une séance, il fait la connaissance d’Emmanuel, jeune musicien passionné et extraverti.

Bien que tout semble les opposer, une amitié singulière va pourtant se créer entre eux. Ils n’ont ni la même vie, ni le même caractère, ni la même vision de l’avenir. Ils jouent seulement dans la même équipe.

MON AVIS : 4/5

Je remercie Marina Scremin pour la proposition et l’envoi de son Service Presse.

Ici, c’est encore une fois, une totale découverte : concernant l’auteure et sa plume mais aussi concernant la Maison d’édition.

Avant de commencer, pourquoi ai-je choisi ce Service Presse alors que je ne suis pas adepte des Young Adult ? Pour la découverte, car vous savez que j’aimez promouvoir de nouveaux auteurs. Mais aussi pour le thème choisi. C’est une tranche de vie, un univers réalise où deux jeunes hommes qui semble hétéro vont devoir aller au-delà de leurs idées préconçues pour aimer.

Car oui c’est l’histoire de Max et Manu, deux jeunes garçons de 17 ans qui se rencontre sur un terrain de foot. Le premier est solitaire, introverti alors que le second est joyeux et populaire. Pourtant une attraction immédiate les rapproche. Une amitié nait mais ils vont devoir se rendre à l’évidence. L’amitié n’est pas la seule chose qui rend complémentaire. Deux hétéros qui auront du désir l’un pour l’autre. Comment accepter ces sentiments à ce jeune âge ? Quand l’un décide de tenter le coup, l’autre recule. Les corps vont se déchainer, les cœurs se briser, quel avenir se profilera devant eux ?

Ce fut une lecture prenante. Je n’ai pas posé mon roman tellement la plume de l’auteure est addictive. Je vais changer un peu ma trame de chronique pour d’abord mettre en avant l’auteure qui le mérite ! J’ai été vraiment subjugué par cet aspect. Il y a peu de dialogue. Un juste milieu mais c’est vrai que le coté narratif domine notre lecture. Pourtant, moi qui aime les dialogues, j’ai succombé à ce choix. Cela reste rythmé, Marina donne une touche de mélodie qui nous transport et on se rend compte qu’on a besoin de rien d’autres.

Nos deux héros sont aussi différents que complémentaire.

Maxence, Max pour les amis, est un personnage fort. Il est taciturne, il a l’habitude d’être solitaire et il ne parle pas beaucoup. On comprend que sa dynamique familiale n’est pas de tout repos. C’est le personnage qui aura le plus de mal à ouvrir les yeux, à accepter ses sentiments et surtout à surmonter ses craintes.
C’est un personnage qu’on aime et qu’on déteste. On le comprend, peu importe notre âge ou notre sexualité. Ces peurs sont justifiées mais on aimerait le secouer pour le mal qu’il fait. J’aime les personnages torturés, et Max est vraiment fabuleux.

Emmanuel, Manu pour les amis, est tout le contraire. Il est entouré, et même si lui aussi sa dynamique familiale n’est pas la plus parfaite, il est heureux avec ce qu’il a. Peut-être que c’est grâce à son caractère si gentil et facile que pour lui l’évidence arrive plus rapidement. En tant que lecteurs, on s’attache très vite à lui. Et comment l’inverse serait possible ? Il accepte tout par amour.

Ce que j’ai préféré dans ce roman, c’est le côté réaliste. Même si les rapprochements physiques arrivent assez tôt dans l’histoire, les sentiments non. Les questions sont là, les aléas de la vie, les rebondissements. C’est dynamique pour lent à la fois. L’auteure prend son temps et cela donne une justesse à l’histoire. Car la beauté de ce texte réside dans sa véracité. C’est un sujet délicat à traiter même si rien n’est traumatisant ici. Ce que vivent nos héros, touchent de nombreux garçons et filles et les situations sont multiples.

Les personnages secondaires sont aussi présents et même s’ils ne sont pas primordiaux, j’ai aimé que certains comme les pères des garçons soient mis en avant. Philippe nous offre des passages très drôle et qui ne reverrait pas d’avoir un papa comme lui ?

Je parle, je parle donc vous aurez compris que j’ai beaucoup aimé ma lecture. J’ai pourtant deux bémols, dont un qui est totalement personnel (mon côté jaloux). Le premier qui est ridicule lol, c’est la présence de tierce personne. Nos deux héros se cherchent, essayent de comprendre leurs sexualités donc c’est normal, ils tentent des choses. Mais je suis trop possessive, donc je n’ai pas aimé ces passages (oui, je sais, ce n’est rien). Le second et le plus important, j’ai trouvé la fin beaucoup trop rapide. Alors qu’on avance assez doucement, l’histoire se déroule sur 9 mois. On passe par plusieurs étapes et quand arrive le dénouement, c’est l’heure de l’épilogue.

Je reste sur ma faim, je pense qu’on pourrait être encore plus marqué par la beauté de cette histoire avec une fin plus conséquente, un bon dans le temps pour long etc. Après la fin est bien là, c’est encore une fois assez personnel, mais voilà, il me manquait un petit quelque chose pour être plus charmé.

Encore une chronique à rallonge et je m’en excuse. Retenez simplement que Marina est une auteure à suivre. Sa plume est douce et possède un style unique. Je vous recommande cette histoire, réaliste et traité à la perfection.

MOMENT FORT :

La dernière scène entre Max et son papa m’a beaucoup touchée.

EXTRAIT :

« Il l’avait juste regardé d’un air paisible et serein, une plénitude qu’il avait rarement connue jusqu’alors, et ses lèvres avaient souri avant de former silencieusement trois petites syllabes. « Je-t’ai-me. » »

EN RÉSUMÉ : Je vous recommande cette histoire réaliste et juste.

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